janvier 7, 2026

Quand le silence devient une faute collective

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De par notre modeste expérience de plus de vingt-cinq ans comme journaliste sportif, et aujourd’hui comme dirigeant engagé, nous le disons sans détour : se taire face à la situation actuelle du football togolais, c’est devenir complice de son déclin.

Le football togolais traverse l’un des moments les plus critiques de son existence. Absent des compétitions internationales à tous les niveaux, sans éclat sur la scène continentale, il est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Pendant que le football africain gagne en maturité, en organisation et en ambition, comme l’illustre la CAN Maroc 2025, le Togo regarde de loin, presque résigné.

Pourtant, nous avons connu des jours de gloire.
Nous avons vécu et participé à la belle épopée de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne avec la participation des Eperviers du Togo. Cette page glorieuse de notre histoire prouve une chose essentielle : le Togo a du potentiel. Le talent existe. La passion est intacte. Les ressources humaines sont là. Ce qui manque, ce n’est pas l’espoir, mais un projet clair et une volonté  assumée à tous les niveaux.

Aujourd’hui, le constat est amer : championnats nationaux fragiles, clubs en difficulté, absence de compétitions structurées pour les jeunes (U-15, U-17, U-20), joueurs livrés à eux-mêmes, infrastructures insuffisantes, financements dérisoires. Dans un contexte où le football est devenu un formidable outil de cohésion sociale, d’éducation, d’emploi et d’unité nationale, le football togolais est relégué au second plan.

Les clubs, pourtant piliers de la formation à la base, peinent à jouer leur rôle. Les jeunes talents, faute d’encadrement et de perspectives, tombent dans les filets des marchands d’illusions. Des joueurs parcourent des centaines de kilomètres après un match, sans conditions dignes. Ce n’est pas seulement un problème sportif, c’est un problème de société.

Un appel à la conscience nationale

Le football togolais peut encore renaître. Mais cela exige une prise de conscience collective, une action forte impulsée au sommet de l’État, et une mobilisation sincère de tous les acteurs : pouvoirs publics, fédération, collectivités locales, secteur privé et société civile.

Le silence n’est plus une option. Il est devenu une faute.

Redonner au football togolais sa place, c’est investir dans la jeunesse, renforcer la cohésion sociale et bâtir un véritable levier de développement à la base. L’histoire nous regarde. L’avenir nous interpelle.

Il est temps d’agir. Maintenant.

Que chaque jour de cette année nouvelle soit pour chacun de nous, une occasion de dire merci à Dieu

J’ai dit.

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